A trop vouloir se protéger …

A trop vouloir se protéger, on passe à coté de l’essentiel il me semble. A aimer en laissant tomber ses défenses on prend le risque de se faire mal, mais quel est le problème ? C’est de ces blessures que l’on apprend. Si l’on monte haut on finit par retomber, il faut juste apprendre à retomber et il faut pratiquer pour apprendre.

L’extrême bonheur n’est pas si éloigné de l’extrême malheur, ce ne sont que des portes. On peut rester devant sans vouloir les franchir, mais on passe a coté de l’essentiel. Avoir (eu) mal permet de prendre conscience du bonheur du moment présent. Les personnes qui ont approché la mort  en sortent généralement changé.

Le véritable bonheur se trouve dans l’équilibre, mais il faut avoir connu ses extrémités pour trouver son centre, cela fait parti du chemin que nous devons faire avant de trouver la paix. Pour reprendre Calvin Rusel « J’ai pris beaucoup de routes … Les plus « folles » (*) m’ont beaucoup plus apprises que les plus sages ne pourront jamais le faire »

Facile à dire, plus difficile à faire dans le contexte marocain par exemple, ou le monde est (relativement) hostile, ou la confiance est difficile a établir (si vous voulez « sauter à l’élastique » il vaut mieux éviter de chercher son matériel à Derb Ghalef). Confiance, c’est là qu’il faut commencer. Pour reprendre une phrase de la chanson de Black Eayed Peas : « … if you never know truth then you never know love … »

A trop vouloir se protéger, on prend le risque de mourir en bonne santé … sans avoir vraiment vécu.
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(*) traduction approximative de « Foolish »


Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

6 Responses to “A trop vouloir se protéger …”

  1. Il n’y a plus rien a ajouter, c’est ce que je me tue a dire…a trop vouloir se protéger on devient fade on ne connait pas ces sensation extrêmes qui nous font sentir qu’on est « vivant » …
    je n’ai jamais connu l’ultime bonheur qu’après avoir souffert du malheur, et je n’ai jamais su ce que c’est l’amour qu’après avoir eu le cœur brisé…
    Il faut pas avoir peur, et il ne faut plus se contenter de ce petit confort dans lequel la société nous fait vivre ;)
    Bravo cher ami ….encore un texte qui me fait sourire de beau matin :)

  2. Parfois on se persuade que la place ou on se force â rester pourra nous intégrer et réciproquement.
    Mais il faut être intégre pour garder ses convictions et il faut alors comprendres que cet endroit me fera perdre mon intérieur et la construction que j’ai faîtes durant des années.

  3. Personnellement, je trouve le bon chemin ( bonheur ), qu’après passé du Mauvais chemin ( malheur ), et j’en accumule du progrès et de l’expérience dans ma propre vie.

  4. Mais quand ça fait trop mal, vaut mieux attendre d’avoir pansé ses blessures avant d’enlever la protection. On peut ne plus se protéger mais quand on a la force de se relever.

  5. [...] te suivre. Bon courage pour la trouver … ». Elle avait, la vie est un chemin, et ce sont souvent les routes les plus folles qui sont intéressantes à parcourir. Pas évident non plus de trouver quelqu’un qui l’ai compris et qui l’assume [...]

  6. [...] Pour pouvoir le faire sans appréhensions, il est préférable de commencer par faire fonctionner sa tête, vérifier la solidité du lien. Ensuite, parce que le cerveau est rassuré, on peut alors tout oublier, se lancer et aller loin. Tout commence par la confiance, confiance en soi, confiance dans son partenaire. [...]

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