Innover au Maroc (1/2)
Si l’on sait que l’innovation est le meilleur moyen de d’installer une activité économique dans la durée se pose, pour l’entrepreneur, la question de sa transposition dans le contexte d’un pays émergeants comme le Maroc.
Tout d’abord notons que l’innovation peut prendre différentes formes : innovation peut être technologique mais aussi, et les startup Internet l’ont prouvé, on peut innover dans les modèle économiques ou dans l’amélioration des Process des entreprises (production, logistiques, commerciaux …).
Je pense que dans le cas du Maroc il est inutile de chercher l’innovation dans les domaines de la « pure » technologie. Il ne s’agit pas de dénigrer les capacités des marocains à imaginer le futur, c’est juste une évidence. Aucune des conditions nécessaire n’est ici présente : taille de marché, capacité de financement, pôles universitaire …
Ma conclusion – à ce jour – est qu’au-delà de quelques niches d’innovation, dans l’amélioration des Process des entreprises les secteurs de l’éducation et du social me semble prometteurs.
Avec Casavisa par exemple nous avons innové dans les process de production et de vente d’une agence immobilière. Un site Internet couplé avec un logiciel de gestion de la relation client sur mesure nous permettent de proposer un service de qualité, en volume, à un coût de production réduit. Cela marche, c’est profitable, mais cela reste – un petit marché.
Avec ProfilCall – lancé en ce début d’année – nous innovons dans le process de sourcing et de qualification de candidats à destination des centres d’appels. Avec Casawaves nous expérimentons un concept de communication locale sur Internet et les écrans digitaux. Mais comme indiqué au dessus cela reste des niches, d’un chiffre d’affaire potentiel fortement réduit, comparés à des secteurs établis comme la distribution, l’immobilier, l’agriculture.
Pour réussir dans le secteur de l’innovation, le plus simple est probablement d’importer une innovation et de la distribuer sur le marché local. Mais là aussi il s’agit souvent de marchés de niches : l’informel, l’absence de protection des marques, les problème recouvrement et surtout l’étroitesse du marché solvable sont de vraies freins …
Cela dit, je pense que le marché de l’éducation et de l’économie sociale sont prometteurs. C’est ce sujet que je me propose de développer dans un prochain billet …
Tags: Innovation
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

Excellent billet,
Pour parle de l’innovation, je pense qu’on doit savoir ce qui existe d’abord pour ne pas refaire ce qui est déjà fait, au Maroc comme dans les autres pays sous développe, on est un peu on retard, sur toute les plans, en plus on cherche à bruler des étapes on essayant de duplique sans cherche à adapter aux besoins locaux.
Ce n’est pas la peine de casse la tête pour déchiffrer des choses déjà établie !!
Mais sans déchiffrer ce qui existe et connaître le vrai besoin, on ne peut pas innover
L’innovation au Maroc, a mon avis doit être indépendante de tous ce qui ce fais a l’extérieur, on est surtout besoin de l’innovation dans notre vie quotidien pour ne pas duplique des démarche et des processus qui ne réponds pas a un besoin local et particulière.
Le premier marocain qui arrivera a innove pour répondre a des besoins locaux simple, peut être le modèle pour une population qui cherche à bruler des étapes,
sachons qu’on arrivera jamais sans passe par toutes les étapes.
Bonne Weekend