Taxi
Ce dimanche nous allons voir le grand-père d’Anna. Il habite une autre banlieue et nous devons prendre un taxi. Avec le chauffeur, j’engage la conversation, c’est une habitude.
Je voyage avec un inconnu, nous avons un moment à partager. Pourquoi ne pas en profiter, qu’avons-nous à perdre ?
Aujourd’hui le chauffeur de Taxi est Kabyle – nous avons parlé de son métier, du mien, de la vie. Ses fils sont français – Il regrette de ne pas avoir fait la demande de nationalité. Nous avons parlé simplement, des choses qui comptent.
Sur la banquette arrière du taxi, à coté de moi, il y a ma petite Princesse.
Son papa lui montre qu’il ne faut pas avoir peur des gens. Que l’on peut tout obtenir si l’on est sincère, en un mot je lui apprends à avoir confiance en elle, en la vie. C’est pour cela que je suis là.
Sourire et commencer par donner sans arrière-pensée est une formule magique que les enfants connaissent bien. Nous l’avons oubliée. Je voudrai qu’Anna s’en souvienne encore longtemps.
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

Merci pour ce billet @Laurent. Lorsque que je suis au Maroc, on me dit souvent qu´il vaut mieux ne pas sourire aux gens dans la rue, au risque que cela soit mal interprété. Pourtant j´ai l´habitude de sourire au postier comme à une inconnu que je croise dans une rue, parce que c´est naturel et social tout simplement..ca ne se contrôle pas et puis c´est communicatif.
Au Maroc la confiance est un plat qui se mange froid! Autre pays, autre culture, autres codes.
J´estime également qu´il est préférable de passer par la grande porte avec les vertus de la sincérité et peut être des regards grincheux…Vive la transparence