Se balader « à poil » sur Internet …
Cela fait un peu plus de 5 ans que je blog de manière quasi quotidienne. Un exercice qui s’est prolongé sur facebook depuis quelques temps.
En partant d’une approche professionnelle, j’ai assez rapidement choisi de mettre en ligne beaucoup de moi, de ma vie personnelle .
Blogger au quotidien développe automatiquement quelques réflexes d’écriture. Tout d’abord le « lâcher prise » dans l’écriture, car il est impossible de produire autant sans développer une aisance dans cet exercice. Toujours du point de vu technique cela oblige de gérer dans un même texte plusieurs niveaux de lecture : être intéressant pour celui qui vous lira pour la première fois comme pour ceux qui vous suivent depuis le début.
Ensuite, cela permet de mettre ses pensée au claire : ainsi on ne remets pas au lendemain les petits examens de conscience. J’avoue cela libère énormément d’énergie. Je ne pense pas que ce soit de la psychanalyse, c’est juste une manière de sortir les petits cailloux que l’on garde habituellement dans le fond de ses pensées, faire remonter rapidement les émotions qui autrement resteraient dans l’ombre.
En mettant ses pensées – ses émotions en ligne – en mode partage, vous bénéficier alors de l’aide de votre « public ». Ceux qui commentent agissent un peu comme des copilotes, en vous prévenant notamment lorsque vous vous éloignez de votre chemin. Une sorte de coaching en ligne et géré par une (petite) intelligence collective.
Certes il y a un petit prix à payer. Je pense que cette mise en ligne certaines parties de son intimité demande d’avoir un certain équilibre (*). Exercice à pratiquer avec modération pour personnes « fragiles ».
Je pars d’une idée simple c’est qu’on le veuille ou non notre vie en ligne est non seulement une réalité mais une quasi nécessité du point de professionnel. Partant de ce principe il faut y aller. Personnellement je ne serais pas la même personne sans cet exercice …
(*) Lire à ce sujet se shooter aux émotions …
Tous les articles écrits par Laurent Bervas.

[...] reprendre les mots d’un ami, c’est peut être aussi un masque que je porte, le dernier masque, celui de la nudité [...]