Nouveaux médias / Nouveaux leaders ?

Je me souviens d’une conversation avec un ami marocain qui m’expliquait que la jeunesse marocaine manquait de leaders, de modèles auxquels s’identifier.

Mon impression est que l’émergence de nouveaux leaders est liée à l’émergence de nouveaux médias car qui dit nouveaux leaders dit nouveaux discours et il est probable que les anciens médias ne sont pas à même de porter des idées qui pourraient être perçues comme subversives.

Ce que j’énonce est certainement vrai un peu partout dans le monde, peut être un peu plus au Maroc.

Nouveaux leader, nouveaux médias ? La movida espagnol, à travers des films notamment, a mis sur le devant de la scène de jeunes espagnols qui sont devenus ces nouveaux modèles. Alors que les salles de cinéma sont aujourd’hui vides, quels vecteurs utiliser la Nayda marocaine ? Internet bien entendu, car les spectateurs d’hier se retrouvent aujourd’hui devant youtube et sur facebook.

C’est de cette idée qu’est né Casawaves, en transposant dans le contexte marocain ce qui se passait ailleurs. Je pense même qu’il existe au Maroc, aujourd’hui, une conjoncture favorable.

D’une part, il y a ici, quoi qu’en disent certains, une grande liberté d’expression sur Internet. Certes il y a des limites à ne pas franchir (contester le Roi ou la religion) et encore. Il n’y qu’à voir ce qui se passe aujourd’hui sur facebook.

D’autre part, les modèles économiques, permettant aux nouveaux médias d’exister et de se développer arrivent à maturité. Du fait que le Maroc numérique est une terre vierge, il n’est pas absurde de pense que certaines choses puissent être tentées au ici … on peut toujours rêver ^^

Aimer comme au premier jour ?

Le matin très tôt il y a parfois des mots ou des phrases qui sortent de manière automatique, comme un état émotionnel profond qui jaillit.

Je pensais à l’état de légèreté qui accompagne ce début de printemps, sur ce qu’était une relation amoureuse épanouie et c’est cette phrase qui est sortie : « Aimer comme au premier jours … » …

Je pense avoir creusé la zone rationnelle de ma recherche amoureuse, il est peut temps de chercher du coté des émotions et du corps. Aimer comme au premier jour, fait référence à l’innocence, aux émotions pures …

Cet état, j’ai eu la chance de le connaître de nouveau il y a quelques mois. Je (re)connais son goût et c’est de cela dont j’ai faim.

Si je parle souvent de raison quand je parle d’amour c’est que je pense que raison et passion ne sont pas ennemies. L’une et l’autre sont nécessaires. S’abandonner aux émotions sans retenue, plonger dans ce lac de jouvence, c’est un peu comme sauter dans le vide à l’élastique.

Pour pouvoir le faire sans appréhensions, il est préférable de commencer par faire fonctionner sa tête, vérifier la solidité du lien. Ensuite, parce que le cerveau est rassuré, on peut alors tout oublier, se lancer et aller loin. Tout commence par la confiance, confiance en soi, confiance dans son partenaire.

Au Maroc, la confiance n’est pas facile à trouver, mais ce n’est pas tout. Pour avoir l’impression d’être « seul au monde » il faut pouvoir oublier son environnement or ici le seul endroit de liberté se trouve bien souvent dans le silence des têtes. La famille, le frère ou la sœur sont souvent des ennemies auxquels ils faut cacher ses émotions. Il y a parfois de quoi devenir fou …

Le style « Rock & Roll » sur un profil facebook ?

J’ai, comme beaucoup d’entrepreneurs, de l’admiration pour Richard Branson.

C’est un chef d’entreprise qui a notamment réussit en gérant parfaitement sa communication. Une communication axée sur la mise en scène de sa personne, une communication « Rock & Roll » qui lui a permis de construire et de vendre une marque (Virgin) destinée aux jeunes.

Cette marque il l’a incarnée, Virgin c’est un style de vie, décontracté. Virgin en quelque sorte c’est lui (*). Pour reprendre des terme de marketing, on appelle cela du « personal » et de l’ «emotional branding ».

Dans la réflexion que j’ai commencé au tout début de mon parcours de patron blogueur je me suis demandé ou étaient les limites de ce que l’on pouvait dire sur du blog (notamment sur le plan personnel). Je suis arrivé à la conclusion qu’il n’y avait pas vraiment de limites. On peut finalement tout dire à partir du moment ou l’on reste sincère.

Qui plus est, je pense même que le style Rock & Roll non seulement paie mais est le seul qui permet de tirer vraiment bénéfice de ce type de communication. Alors que beaucoup restent impersonnels le seul moyen de se distinguer dans cette masse de« communicants » est d’aller vers le personnel. C’est d’ailleurs sur cette ligne que le trie s’effectue. En refusant d’aller sur la piste, on laisse le champs libre aux « bad boys » qui eux, n’ont peur de rien.

Le seul problème est qu’il faut alors accepter de « faire le coup de poing », car dans ce style de communication tout est permis, notamment du point de vu de ceux qui ne vous veulent pas du bien. De ce point de vu, le Maroc aura été une bonne école (je ne compte pas les coups que j’ai reçu sur mon 1er blog marocains) …

Si profil facebook a remplacé mon blog, c’est en final la même démarche que je développe, ici :) )
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(* ) Comme Apple est la marque de Steve Jobs

Casablanca, le laboratoire (1) …

Les vagues partiront de Casablanca …

J’ai choisi de m’installer à Casablanca il y 5 ans parce que j’avais l’intuition que c’était l’endroit idéal pour tester de nouvelles choses sur Internet :

  • J’avais la conviction que les jeunes marocains étaient sur le point d’adopter les mêmes habitudes que les internautes dans les pays dit développés.
  • Parce le terrain était vierge et qu’il y avait peu de concurrence, il était facile de tester en toute tranquillité (et à peu de frais) différentes choses.

Sur le premier point, cela a pris plus de temps que prévu, car la vague des blogs, quoi qu’en pensent certains, n’a pas prise au Maroc : paysage linguistique morcelé – culture de l’écrit peu développée – connexion ADSL encore en nombre réduit …

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Tout le monde porte des masques …

J’ai toujours commencé par donner, je ne sais pas faire autrement. Je le fais par conviction mais aussi par intérêt, car en final cela finit toujours par payer. Difficile cependant de garder «les bras ouverts » dans un pays ou la méfiance est de rigueur.

Masques ? Une amie marocaine me disait « tout le monde porte des masques, ici comme ailleurs ». Je lui ai répondu un peu naïvement que ce n’était pas mon cas. Devant sa manière d’insister, en l’embrassant pour la seconde fois, j’en ai conclu qu’elle venait de me mentir …

Mentir ? Le téléphone sonne et sans ciller je la vois affirmer à son ami « je suis chez mes parents, je ne peux pas passer te voir ».

Comme survivre ici sans mentir ? Difficile. Cela commence avec les parents. Les parents, la religion et les envies. A Casablanca la tentation est forte. Comment résister aux pulsions de consommation, pulsions sexuelles, ou tout simple à une envie de liberté, de vivre sa vie.

Et face à ces envies contradictoire et inconciliable, le cerveau fait la toupie, toute la journée …

La naïveté ? Pour reprendre les mots d’un ami, c’est peut être aussi un masque que je porte, le dernier masque probablement, celui de la nudité

Cherche belle inconnue un peu fofolle …

« Les routes un peu folles, sont plus agréables à parcourir à deux … »

Finalement Casablanca aura été un « laboratoire » professionnel et personnel. Cela aura été l’occasion de tester et de faire progresser beaucoup de réflexions et surtout de les confronter à la réalité. Dans beaucoup de domaines c’est finalement l’expérimentation qui est la meilleur stratégie …

Lorsque je me suis posé la question de savoir ce que je cherchais chez une femme, la première chose qui m’est venu à l’esprit est la stabilité émotionnelle. Je suis emphatique, très sensible aux émotions des autres, et mon rythme intérieur est plutôt zen. Autant dire qu’au Maroc ma vie sentimentale a fait les « montagnes russes ». Certes, l’émotion est là, mais peut équilibrée, peu cadrée, confuse, ici ça bouillonne.

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Un coup de foudre …

Je me souviens l’avoir embrassée pour la première fois sur le quai de cette gare et avoir décollé mes lèvres 5 jours plus tard alors que je reprenais le train. J’ai eu la chance de vivre un vrai coup de foudre réciproque, cela existe, j’en connais désormais le goût …

Lorsque je me suis mis une première fois en couple j’avais 24 ans. Peu d’expériences de la vie à deux, de ce que je cherchais. Comment cela a commencé ? Je pense que j’ai du me dire qu’elle était belle et on a très rapidement habité ensemble. Cela a duré 13 ans et nous avons un enfant en commun. Nous avons bien réussit notre séparation et nos rapports sont aujourd’hui bien meilleurs aujourd’hui que pendant notre vie à deux.

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Un jour tu verras tomber d’autres murs …

murUn jour ton arrière grand père est parti en Russie pour faire la guerre. Il faisait très froid et il est mort la bas.

Dans le pays de ta maman il y avait un mur, et à cause de ce mur des grand-mères et des petites filles ne pouvaient plus se voir. Un jour, bien avant que tu sois née, des hommes ont cassé ce mur et les grand-mères ont pu retrouver leurs petites filles.

Quand je revoie à la télévision des images de ce jour de 1989, je pense à ta maman, je pense à toi et un frisson me traverse. Je me dis que finalement il se passe de belles choses et que l’on peut être fière de ce qu’ont fait les hommes.

Les frontières entre le pays de ta maman et ton papa n’existent plus, parce que tu sais, à cause des frontières, il y bien longtemps, on faisait la guerre avec les Allemands.

Un jour tu verras tomber d’autres murs et tu sera fière toi aussi de ce qu’ont fait les hommes.


John Lenon – Imagine
envoyé par yanndirtybastard.

Se balader « à poil » sur Internet …

Cela fait un peu plus de 5 ans que je blog de manière quasi quotidienne. Un exercice qui s’est prolongé sur facebook depuis quelques temps.

En partant d’une approche professionnelle, j’ai assez rapidement choisi de mettre en ligne beaucoup de moi, de ma vie personnelle .

Blogger au quotidien développe automatiquement quelques réflexes d’écriture. Tout d’abord le « lâcher prise » dans l’écriture, car il est impossible de produire autant sans développer une aisance dans cet exercice. Toujours du point de vu technique cela oblige de gérer dans un même texte plusieurs niveaux de lecture : être intéressant pour celui qui vous lira pour la première fois comme pour ceux qui vous suivent depuis le début.

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Ouvrir et fermer des portes

Impossible de résumer cette parenthèse de vie de 5 ans passé au Maroc, j’avoue ne pas avoir encore le recul nécessaire pour pouvoir le faire. Il faudra certainement un peu de distance …

Je parle de « parenthèse » car le choix est définitif : je vais me réinstaller prochainement en Europe, probablement à Paris dans un premier temps en attendant peut être d’autres destinations.

Cette réinstallation est cependant conditionnée au développement de Casawaves (commencé en septembre 2009) et de Profilcall (début 2010) car il s’agit pour moi de pérenniser le travail effectué pendant ces dernières années avant tout projet de réinstallation. J’ai plutôt confiance. Casavisa fonctionne sans ma présence depuis plus de 2 ans et si tout se passe bien nous devrions pouvoir faire de même avec ces deux nouvelles activités.

Tout le travail des prochain mois sera de mettre en place les process et les équipes pouvant en assurer le développement. Je vise septembre correspondant au début de l’année scolaire.

Ouvrir et fermer des porte ?
Le gros problème que j’ai rencontré à titre professionnel et personnel au Maroc c’est qu’il faut ouvrir beaucoup de portes. C’est notamment une des raison pour laquelle le développement d’une activité prend du temps : on perd d’énergie, parfois on s’égare, dans beaucoup de fausse relation professionnelles ou personnelles.

Du coté personnel je reconnais que mon réseau ici est très réduit, et pourtant je suis plutôt d’un naturel avenant. C’est juste qu’il y a ici beaucoup de méfiance. C’est peut être plus particulier à Casablanca car j’ai souvent entendu que sur Rabat, cela est plus facile. J’avoue ne pas avoir pris le temps d’aller voir …

Pour pouvoir ouvrir de nouvelles portes il faut surtout penser a bien fermer les autres derrière soi, au risque d’être pris dans les courants d’air. Actuellement je ferme les dernières portes et l’aventure se continuera ailleurs, quoi qu’il arrive, la vie est belle :)